Le poids des autres

Le poids des autres
Now Playing : A Storm is going to come - Piers Faccinni

Il est difficile d'établir ce que représente les autres pour soi. Une chose est sure, vivre avec on doit.

On rencontre de nombreux types de personnes durant une vie : des futurs ennemis, des futurs amis, des êtres dont l'existence n'effleure même pas notre esprit, d'autres qui changeront notre vie - en bien ou en mal-, d'autres qui nous aideront, d'autres qui nous nous enterreront.
Quoiqu'il en soit avant de savoir ce que ces inconnus vont représenter pour nous il faut faire un choix : les laisser ou non rentrer dans nos vies. Et en cette décision réside le début de tout les problèmes ...
Ces CDI sont en réalité des montagnes russes aux mains d'un clown fou : incontrolables, démesurées, sensationnelles et quasi-vomitives. Mais pis encore nos yeux sont bandés durant ces manage infernaux, personne ne sait ou l'on va, personne ne sait sur qui ont vomira. Le doute est une constance, voire une caractéristique des relations humaines. Aucune relation n'est sure, aucune relation n'est rassurante, toute relation n'est qu'illusion, toute relation n'est qu'un poids supplémentaire au dessus de nos épaules.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Ceci est le poids des autres.
Et rien n'y fera.


# Posté le mercredi 17 juin 2009 17:27

Encore une fois

Encore une fois
Now Playing : Never Want To Say It's Love - Dido

Prenons le temps, encore une fois.

Une énième fois je me vois allongé dans cette herbe plus verte que verte, elle est fraiche et rayonnante, une prairie immense. Au loin s'élève un soleil couchant, surement car mon esprit visionne toujours les choses de façon descendante. Il fait chaud. Pas une chaleur désagréable, celle qui tient du cocon, celle que vous ressentez quand vous êtes sous la couette.
Bref, comme à chaque fois j'y suis pensif - m'arrive-t-il seulement parfois de ne pas l'être.

Voila l'essentiel de mon univers mental.

Et des qu'une idée intervient, je me redresse jusqu'à atteindre une position assise et je fixe ce mélange de couleur - jaune/rougeâtre/orange - en me questionnant.
Les questions sont souvent les mêmes, vous l'avez bien compris, mais à chaque fois une nuance s'y rajoute ainsi qu'une autre question, car à chaque subtilité s'ensuit son interrogation.
Je pense que je pourrais fixer ce couchant des heures durant, d'ailleurs c'est ce que je fais. Cela doit me réconforter. Cette impression que le temps ne défile pas, vu que le soleil est en train de se cacher mais ne disparait jamais.
C'est une véritable obsession cette fuite du temps, je pense que c'est pour cela que je n'ai jamais apprécié les poèmes de Lamartine, ils symbolisent cette fuite par l'eau et son écoulement, pour moi l'eau est tout ce qui est rassurant. Elle vous enveloppe de la tête au pied, vous caresse le corps et vous permet de vous évader. Puis évidemment il est facile de mourir grâce à elle, chose non négligeable, alors que cela pourrait effrayer, personnellement il n'en est rien, je trouve ça, à la limite, réconfortant ( peut être est ce pour ce genre de propos que certains peuvent penser que je suis dépressif ( oui oui je viens de comprendre ! =) )). Quoiqu'il en soit au lieu de prendre conscience de cette fuite du temps, je la dénie en fixant une image figée aux sensations agréables ( Lamartine était donc bien plus dépressif que moi CQFD )

Pourquoi vous parler de ça ?

C'est simple, on possède tous ces moments ou l'on se pose un nombre non quantifiable de questions. Chacun possède sa façon de gérer ce flux massif : la consultation psychiatrique, la confidence ou encore la confession. Perso je préfère ma prairie. Mais le but ici est d'arriver à gérer cela.
Au delà de ce défouloir, cet endroit me permet de me réfugier, me cacher, loin du monde. Je suis juste la allongé, un ipod branché aux oreilles, roulant parfois sur les cotés et surtout arrachant l'herbe, petit à petit, pour me vider totalement l'esprit. Évitant, ainsi, de penser à quelle connerie j'ai fait la veille, à ce que je dois faire demain, à ce que j'aurai du faire aujourd'hui, à mes problèmes d'attachements et de confiances, à ceux qui sont là et que je ne vois plus, à ceux qui ne sont plus que je voudrais voir ou encore à ce que vais faire après demain.

Bref, tout ça pour vous dire que, y a de la place dans ma prairie si vous voulez, on y est bien, paisible et serein.

Sur ce j'y retourne, l'herbe m'y attend.

# Posté le vendredi 13 février 2009 19:50

Entre temps

Entre temps
Now Playing : Paper Aeoroplane - KT Tunstall

Évadons nous !

Tout d'abord, armons nous d'une palette. Quelles couleurs choisir ?
Du bleu certainement. Il faut bien un ciel bleu pour s'évader.
Ensuite, armons nous du blanc. Deux petits nuages trônent en haut de cet imaginaire.
Du jaune. Pourquoi du jaune ? Le soleil. Enfantin d'oublier ses nuances, certes, mais efficace.
Que pouvons nous devenir dans tout ça ? Un ange, indubitablement.
Comment sommes nous habillés ? Bonne question. Des hardes. Beaucoup, beaucoup de vert maronnasse et pas mal de taches noires, il faut bien se l'avouer nous revenons de loin. ( Loin, toujours, plus loin )
Comment dessiner cette peau qui nous emprisonne ? Peut être quelque chose de sobre, un rose très pale pour sembler quasi inexistant dans l'éther qui nous entoure.
Reprenons le blanc. Il nous faut des ailes. L'une élancé, magistrale, l'autre petite, gangrénée. Représentant ainsi notre dualité continuelle entre la volonté d'aller plus haut et celle de de bouffer des vers.
Reposons la palette, il est temps de se balader désormais.
Je pense que je vais m'assoir sur ce nuage, celui en haut à gauche, et contempler le bleu.
Ce nuage est fort confortable. Je vais m'y allonger.
L'autre semble jaloux.
J'y vole, ou tout du moins je tente d'y voler.
L'autre me retient quelques temps, mais après divers pourparlers je réussi à négocier ma liberté.
Sophie. C'est son nom.
Bélua. C'est son autre nom.
Apparemment Belua apprécie fortement Lance, c'est l'autre nuage, mais Sophie a bien du mal à le supporter.
Que faire ? Briser le c½ur de Sophie ? Aller dire bonjour à Lance ?
La situation semble complexe.
Effaçons la toile.
Oublions.
Passons à autre chose.
Revenons tous à la réalité.
Et profitons de cette évasion qui à pu être supprimée de nos pensées.


# Posté le mardi 10 février 2009 17:21
Modifié le mercredi 11 février 2009 17:35

Effondrement

Effondrement
Now Playing : Hummingbird - Cocoon

Sa main se crispa ... si fort ... si fort.
Elle ne comprenait pas pourquoi.
Elle ne maîtrisait plus grand chose.
Son sang coula.
Ses ongles avaient pénétrés sa chair. Saleté de crispation.

Elle tomba a genoux, dans ces moments là se sont toujours les genoux qui trinquent.
Ses premiers bleus. Sa peau ne sera plus jamais immaculée, tout comme son âme, tout comme son espoir.
Sa main lâcha sa cuisse, suintant légèrement d'un rouge étincelant, pour attraper ses cheveux avec une crispation qui ressemblait de plus en plus à de la tétanie.
Quel mouvement hypnotique, ce balancement d'avant en arrière
Pas de cris. Tout en retenu.
Alors que les racines allaient lâchées, il lui saisit la main, la fureur contre la tétanie, et la tira vers le ciel.
" Stella, il est temps."
Elle se leva, le cristal de ses yeux reluisait. La tristesse lui allait si bien.
Elle tenta de faire deux pas en avant, deux pas, pas trois, deux, pas de nombres impairs, jamais de nombres impairs pensa-t-elle, trébucha, se ressaisit et fixa le soleil qui brillait au loin. Elle accorda un dernier regard à la dépouille, le vent fit virevolter ses cheveux d'un blanc doré, ce qui provoquait de somptueux reflets argentés, et prit la main de son allié de l'instant.
" Merci d'avoir vécu cela à ma place" lui murmura-t-il a l'oreille.
Quand un grand homme meurt, une fleur est crée pour remplacer son âme jadis si précieuse. En ce jour sortit de terre une pousse au teint rosée qui trois jours plus tard devint le plus robuste, le plus lumineux et le plus immense de tous les Prunus Serrulata de la surface de la planète.

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# Posté le mardi 13 janvier 2009 18:46

Et ils chevauchèrent ...

Et ils chevauchèrent ...


180 km/h.
C'était approximativement la vitesse ou il roulait. Ah, le vent, cette sensation si douce qui à cette vitesse commence à devenir si ... excitante. Il adorait ça. En plus, pour une fois, il avait une raison de rouler aussi vite.

200 km/h.
"La ça devient intéressant" pensait-il. Le paysage défilait à une vitesse fulgurante, une bouche à incendie fut presque arrachée après son passage, il s'en fut de peu. Un feu rouge ? Qu'importe, il s'en foutait, c'était même jouissif de le griller, et chez lui la jouissance se manifestait par un léger sourire, certainement sadique, en coin. A la rue d'après, rue Von Martin Buren, il tourna au frein à main ce qui fit crisser les pneus si fort que ça co-pilote laissa échapper un cri, ce qu'elle ne se serait jamais permis à l'accoutumée.
"Hayne ! Arrêté ! Ralentit ! " lui lança-t-elle en lui tapant fortement l'épaule. Cela lui déclencha une érection, qui n'eut que pour effet de l'inciter à poussé plus fort sur la pédale de l'accélérateur.

210 km/h.
Il dépassa un passage à niveau, ou il frôla une locomotive, bleu, rouge, jaune étaient ses couleurs à cela s'ajoutait un énorme tag " Lewonn", encore cette putain de société pensa-t-il. Bref, c'était le moment d'allumer son ipod ( ces stations à ipod pour voitures sont d'ailleurs fantastiques ) ..." Rag and Bone" pensa-t-il. Aux premières notes il partait de plus belle dans l'accélération, l'adrénaline il n'y a que ça de vraie se disait il.

" Ah, cette radio! Elle passe quand même de la putain de bonne musique ! " rugissa-t-il, ce qui lui valut un autre coup, mais celui-ci sur le coté de la tête. " C'est pas une radio, c'est ta musique perso mais tu le sais déjà bouffon ! Et c'est ça qui te fais rire ? Pathétique ... " Il gloussait ( imaginez alors son état de jouissance ).


Il dansait, il entendait cette musique, vibrait, se déchainait. Trois vases, une télévision, et une chaise trépassèrent sur son chemin. Ces notes de basses, quel orgasme. Pourtant la musique était loin, 1343, 5 km environ, mais il ne pouvait pas s'en empêcher.

Madame Pisano, vieille femme de 80 années passées, comme tous les matins sortait son chien, Pupy ( elle adorait tout ce qui se finissait en Y, même si les gens ne voyait pas la différence avec un i ) pour l'amener à son parc préféré " Au p'tit bonheur des Zanimaux ". Pour cela elle devait marcher 5 minutes sur l'avenue Disail,direction nord, prendre à l'ouest sur Disoil, puis longer le Palais Impérial jusqu'au parc. Alors qu'elle essayait de passer sur l'autre trottoir, celui ou se trouver le palais Impérial, tout en promettant à Pupy des mignons petits gâteaux en forme d'os si ce dernier se tenait tranquille jusqu'au parc, elle fut arrêté par un bruit extrêmement sonore. Surgit une porche d'un rouge écarlate, chromée, voire même surchromée, avec, à son bord, deux silhouettes. La voiture pilla devant elle, elle devait rouler à une vitesse extrêmement démesurée, pensa-t-elle, pour mettre autant de temps à s'arrêter et laisser des traces pareilles. Elle ne fut pas effrayée par cet arret, elle aurait du. Une femme, élancée, possédant de longs, très longs cheveux, sortie de la voiture en passant par-dessus la porte ( l'avantage des décapotables pensait madame Pisano, elle en sortait pareil, elle aussi, dans sa jeunesse ). Elle était perché sur des bottes à hauts talons ( pauvre fille, continuait elle à penser, tu verras plus tard ton dos ! ) et avançait d'un pas assuré vers la vieille. Arrivée à son niveau, elle se pencha vers Pupy, le saisit et fit demi tour jusqu'à la voiture. Hayne fit gronder le moteur et fusa sur Disoil et faillit, au passage, emporter la vieille, bouche bée, sur le bord de la route ( ce qui ne manqua pas de le faire exploser de rire, le plaçant alors au bord de l'éjaculation). Il continua sa course enivrante pendant environ dix minutes, sa passagère s'amusant avec le chien en l'exposant au vent à bout de bras, faisant voler de la bave sur les sièges arrières, chose qui irritait au plus haut point Hayne qui pourtant ne disait mot, et s'arrêta devant un manoir presque délabré ( il ressemblait à ces vieux manoirs qui appartenaient à l'ancienne bourgeoisie anglaise dont les moyens étaient diminués et n'arrivaient donc plus à les entretenir ).
" Alors elle est ici ?" demanda la nouvelle propriétaire du chien, qui n'eut pour réponse qu'un hochement de tête. Il avait retrouvé son sérieux, il était de nouveau caché derrière ses cheveux, le vent ne lui fouettant plus le visage, pourtant elle n'y prêtait aucune attention, pour elle les sursauts d'humeur était chose courante. Ils s'approchèrent du porche de la porte en empruntant une allée dallée plus ou moins aléatoirement, puis 3 marches en bois, presque totalement pourries. Arrivé à l'entrée, Hayne défonça la porte d'un coup de pied net et précis puis pénétra dans la pseudo demeure, suivit de sa comparse qui tirait Pupy au bout d'une époustouflante laisse dorée ( elle en avait toujours une sur elle au cas où ). Ils n'eurent pas le temps de faire 3 pas dans la pièce qu'un violent coup de vent claqua la porte derrière eux.

Il avait cessé de danser depuis que la musique s'était interrompue, et était patiemment accoudé à sa fenêtre, en train de se griller une clope. Alors qu'à 1361 km de là, la porte claquée. Il eut un sursaut et compris qu'il devait s'enfuir. Il sauta alors par la fenêtre sans même penser à la hauteur.

Alors qu'ils se retournaient pour comprendre ce qui s'était déroulé dans leur dos, la laisse craqua, le chien couina et de multiples craquements se firent entendre. Ils firent volteface, ces retournements commençaient déjà à exaspéré Hayne, et se trouvèrent face à une femme splendide (" Jessica dans Roger Rabbit, pensait Hayne, Jessica..." ) qui avait le talon de sa chaussure ( "des Caprinis, pensait la nouvelle propriétaire de Pupy, ça vaut une fortune" ) planté dans le thorax du chien. Trois coups d'une précision extrême suivirent, deux du talon, dont un sur le début de la queue et l'autre dans un des yeux et le dernier, avec la pointe, en plein milieu du ventre du chien, qui se finit en un mouvement rotatif qui n'était pas sans rappeler quelqu'un qui éteint une clope dans la rue, mais en beaucoup, beaucoup plus violent. ( ce qui mettait la puce à l'oreille était les intestins qui dépassaient du ventre de Pupy ). Un dernier coup mis fin à ce spectacle canin, celui qui envoya valser Pupy contre le mur d'en face. Hayne décrocha un léger sourire sur le coté ( oh oui, l'excitation, encore et toujours elle), sa comparse, elle, s'approcha du chien et lui retira le reste de la laisse dorée qui pendait à son cou, puis se retourna, braqua du regard la bonasse en Caprinis, fonça sur elle sans aucune hésitation, la saisit par sa longue chevelure légèrement rousse, lui murmura alors dans l'oreille : " C'était ma laisse préférée, Pétasse !" et lui décrocha un coup de genou au niveau du foie.

# Posté le mardi 06 janvier 2009 15:12
Modifié le samedi 10 janvier 2009 14:15